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Trousse de voyage couteau et fourchette en damas

Trousse de voyage couteau et fourchette en damas

Trousse de voyage D.Breniere,Couteau de voyage longueur 13cm ,Lame en damas

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420,00 € TTC

trvoy

Trousse de voyage D.Breniere
 
Couteau de voyage longueur 13cm
 
Lame en damas feuillété 90MCV8/15N20
 
Manche: plaquettes en ivoire de phacochère, perle en ivoire
  

Fourchette de voyage en damas intégral longueur 12.5cm

 

L'ensemble est vendu avec son étui cuir cousu main.

 

Entierement fabriqué dans les Vosges par un spécialiste du damas  

 

 

Présentation

 

Le damas est un assemblage a chaud de différents matériaux. Une lame homogène est constituée d’une nuance d’acier. C’est le cas des couteaux les plus courants, qu’ils soient montés avec des lames carbones ou des lames inoxydables.

 

 A l’inverse on peut créer par un processus de forgeage, des aciers beaucoup plus complexes, tant sur le plan mécanique que sur le plan esthétique. Cet acier est appelé damas.

 

 Le damas résulte du corroyage de deux nuances (minimum) différentes d’aciers . Le corroyage est l’action de souder un métal par forgeage à chaud. On peut ainsi mélanger des aciers doux avec des aciers durs, des aciers carbones avec des aciers chargés en nickel….les possibilités sont immenses et surtout infinies !

 

Le choix des matières premières va conférer à l’acier des caractéristiques mécaniques et esthétiques hors du commun. Il permettra aussi de jouer sur le contraste du damas lors de finition de la lame. On pourrait faire l’analogie d’un acier damas avec une poutre lamellé- collé en bois.

 

 On peut aussi réaliser des damas non-ferreux, appelés mokumé-gané. Ce sont des damas constitués d’argent, d’or, de cuivre, de nickel….

  

Réalisation d’un damas

 

 Cette méthode est celle que j’utilise. Elle varie d’une personne à une autre. C’est peut-être pas la meilleure ou la plus académique. L'explication suivante est celle utilisée pour réaliser un damas feuilleté ou aussi appelé damas droit.

 

Pour réaliser un bloc ou une lame en damas, on prend deux aciers différents. On constitue par la suite un empilage alterné avec ces deux nuances. Le bloc est maintenu solidaire en faisant des cordons de soudure aux extrémités. Ce bloc est appelé une « trousse ». La trousse est elle-même soudée sur une longue barre, appelée « trainard », qui permettra de manipuler la trousse.

 

 

 

 Par la suite, on met la trousse à chauffer dans le foyer de la forge à charbon. Cette première chauffe ( environ 800/900 °C), couleur rouge cerise, permet d’amener la trousse à température de forgeage.

 

 La trousse est ensuite brossée afin d’enlever toutes les impuretés, et enduite de borax. Cette poudre blanche permet de nettoyer la trousse et de favoriser la soudure à chaud en éviter l’oxydation de l’acier due a l’oxygène de l’air ambiant.

 

 Viens alors la phase de chauffe au blanc suant, température pour souder l’acier à environ 1200°C. La trousse présente alors un effet de bouillonnement superficiel. Dès lors, on porte rapidement la trousse sur l’enclume (ou sur un marteau pilon) afin de souder les différentes nuances d’acier par un martelage. C’est la combinaison du martelage, de la force de frappe et de la haute température de l’acier qui va permettre la soudure du bloc de damas.

 

 

 Par la suite on étire le bloc de damas afin de modifier sa section et plus particulièrement sa longueur. L’augmentation de la longueur de la trousse va permettre de la couper en deux ou en trois et replier la trousse sur elle-même. Pour couper le bloc de damas, on peut utiliser le tranchet situé sur l’enclume ou alors couper la barre avec une meuleuse dans son atelier.

 

Cette dernière méthode est préférable pour réaliser des damas plus complexes ou encore pour les débutants…

 

Une fois la trousse coupée en deux, trois ou quatre morceaux, on reconstitue alors la trousse pour procéder à une nouvelle soudure. On recommence ainsi tout le processus de forgeage précédemment décrit.

 

 

Le repliage va permettre à l’acier de ce débarrasser de toutes ces impuretés. On raffine ainsi l’acier tout au long du forgeage du damas. Ces impuretés sont visibles sous formes d’ételles. De plus, à chaque repli / soudure / corroyage, on augmente le nombre de couches du damas.

 

 Une fois que l’on a atteint le nombre de couche désiré, on procède alors à la mise en forme du bloc de damas, on forge la lame du couteau.

  

Révélation des aciers damassés

 

 La révélation permet de dévoiler le motif du damas grâce à l’apparition des couches d’aciers, d’ou l’aspect esthétique.

 

On utilise un produit qui va attaquer différemment les aciers présents dans le bloc de damas. Cette différence est notamment due à la teneur en carbone et aux additifs tels que du nickel (par exemple) qui différent d’un acier à l’autre.

 

Pour ma part, les produits utilisés pour la révélation sont du perchlorure de fer et de l’acide sulfurique.

 

 

 

Suivant les procédés de forgeage et les techniques mises en œuvre on obtient différents résultats, des plus simples aux plus compliqués…

 

On peut ainsi réaliser des lames en damas, des gardes ou des mîtres ou tout autre objets sans liens avec la coutellerie !

 

Pour sa part, il utilise quelques nuances : fer pur, 55S7, XC75, 90MCV8, 15N20

 

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